Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 06:16

Par Moby Dyke

A propos de la "dépsychiatrisation", nous publions ci-dessous le communiqué de presse du STS67.

 

 

 

"Dépsychiatrisation", le mensonge tonitruant - quand l'État français
se moque des trans'


Le Ministère de la Santé de Roselyne Bachelot vient de faire le 10
février 2010 [1] ce qu'il annonçait en grande pompe en mai 2009 [2] :
rayer ce qu'il appelle le "transsexualisme" (et que nous appelons la
transidentité) de la liste des "affections longue durée", ou ALD,
définies dans le Code de la Sécurité Sociale. C'est-à-dire de la liste
des "pathologies" dont les soins sont par défaut pris en charge et
remboursés à cent pour cent par les assurances maladie, liste qui
concerne notamment des maladies mentales, parmi lesquelles le
"transsexualisme" était classé. Et comme déjà en mai 2009, le
Ministère diffuse cette information par une campagne médiatique
tonitruante et hystérique, au timing hautement électoraliste, saluée
par des institutions et personnes qui parlent à la place des personnes
transidentitaires. Comme s'il s'agissait d'une nouvelle
révolutionnaire, et comme si l'État français était le champion
international du progrès des droits des trans'.

Or, comme nous le prédisions déjà lors de l'annonce de mai 2009, il
n'en est rien : Non, l'État français ne vient absolument pas de
"dépsychiatriser" la transidentité ! Il vient de la dérembourser.

Il vient de fait de priver, d'un trait de plume, bon nombre de
personnes transidentitaires de tout moyen de remboursement de leurs
soins, sans leur en fournir d'autres, p.ex. sous forme d'une ALD
"indéfinie", comme il l'a pourtant promis officieusement en 2009. Et
tout ceci sans changer quoi que ce soit d'autre à la condition
invivable qu'il impose aux trans' depuis des décennies.

Il s'agit donc d'un pur mensonge quand les media annoncent que "la
France est le premier État au monde à dépsychiatriser le
transsexualisme".

La vraie information du jour est que la France vient de devenir un
État encore plus transphobe qu'elle ne l'est déjà : un État de plus à
pousser les personnes transidentitaires chaque jour plus profondément
dans la misère sans rien faire pour leurs droits humains, civiques et
sociaux ni contre les discriminations qu'elles subissent, notamment de
la part de l'État français lui-même.

Car le Ministère de la Santé et ses services, en particulier la Haute
Autorité de Santé dans son rapport extrêmement rétrograde et
transphobe d'avril 2009 [3], continuent à parler de "troubles de
l'identité de genre" et à préconiser la surveillance médicale, y
compris psychiatrique, des personnes transidentitaires. Il est même
question d'introduire un "fichier national des transsexuels" :
sinistre mémoire...

Mais rêvons un instant au rythme des annonces tonitruantes du
Ministère de la Santé, et supposons que l'État français vienne
réellement et pour de bon de "dépsychiatriser" la transidentité : il
pourrait dès lors, en toute logique, abolir instantanément toutes les
discriminations qu'il nous impose au titre de la classification de la
transidentité parmi les maladies mentales... Chiche ! Prenons tout
cela au mot.

Nous exigeons par conséquent que l'État français prenne immédiatement
les mesures suivantes :

- La fin de toute pathologisation de la transidentité, à quelque titre
et sous quelque forme que ce soit : c'est la transphobie qui est une
pathologie, pas la transidentité.

- L'accès libre et sans conditions aux soins dont les personnes
transidentitaires ont besoin, sans classement comme malades, ni
mentaux ni autres, y compris sous le nom de "troubles de l'identité de
genre". Car les trans' ne sont malades de rien du tout : leurs
souffrances sont exclusivement le résultat de la transphobie de l’État
français et de la société transphobe que celui-ci produit et leur
impose.

- La fin du "parcours" et des "protocoles" que l'État français impose
aux trans' en toute illégalité, car nous n'avons pas besoin de l'avis
de prétendus "experts" pour savoir qui nous sommes : les expertEs en
transidentité c'est nous, qui la vivons 24 heures sur 24.

- Tout particulièrement la fin immédiate des maltraitances "médicales"
que l'État français impose arbitrairement aux trans' : obligation de
stérilisation avant tout accès à leurs droits civiques égaux,
traitements médicamenteux destructeurs, "expertises" sous forme de
véritables viols, lavages de cerveau...

- Que l'État français paie réparation : selon le principe que tous
dégâts sont à réparer par celui qui les cause, l'État français doit
réparation aux trans' de tout ce qu'il leur fait subir, au mépris des
Droits Humains, depuis des décennies. Subordonner cette réparation à
une quelconque condition, en particulier à une classification
préalable des trans' comme "malades" ou personnes "troublées", à
quelque titre que ce soit, est inacceptable.

- Les droits civiques et sociaux égaux pleins et entiers pour toutes
les personnes transidentitaires (droit à l'emploi, droit à la santé,
droits familiaux et parentaux, droit de vote sans filtrage selon
l'apparence de la personne...)

- L'abolition du premier chiffre du numéro de Sécurité Sociale, qui
stigmatise les trans' et les exclut de fait du marché de l'Emploi.

- L'abolition de toute mention de sexe et de genre sur tous les
papiers d'identité de la personne, pour la même raison.

- Le changement d'état civil (y compris l'acte de naissance de la
personne) sur simple demande pour toutes et tous.

- Une vraie politique d'éducation publique contre la transphobie et
l'homophobie de la part de l'État français, ensemble aux groupes
autogérés de personnes LGBTI
(lesbiennes/gay/bisexuelles/transidentitaires/intersexe). En
commençant bien entendu par l'éducation de l'État français lui-même.

- Une vraie politique de santé publique pour les personnes LGBTI, en
particulier, mais pas seulement, dans les domaines des Infections
Sexuellement Transmissibles. Cela doit inclure le doit au don du sang,
qui nous est toujours refusé à ce jour.

- La fin immédiate des violations par l'État français de la Charte
Européenne des Droits Humains, notamment face aux personnes
transidentitaires, telle que l'exige le Commissaire aux Droits Humains
du Conseil de l'Europe [4].


Tout cela vous semble beaucoup ? Ce n'est pourtant que le strict
minimum nécessaire à une vie humaine digne de ce nom. Nous sommes
partantEs. L'État français l'est-il ?

Nous ne négocierons aucune de ces revendications minimales.

Et nous continuerons d'observer de très près tout ce que l'État
français et ses services feront pour ou contre les personnes
transidentitaires.

Car nous ne croyons aux promesses que quand elles se réalisent. Et
quand elles nous prennent au sérieux.



Support Transgenre Strasbourg, le 13 février 2010

téléphone : 06 12 32 47 64 (après 18 h)
e-mail : sts67@sts67.org
site Web : www.sts67.org



Notes :

[1] Lire
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021801916
(décret original consultable sur http://www.journal-officiel.gouv.fr/
sous la date du 10 février 2010)

[2] Lire
http://www.sante-sports.gouv.fr/declassification-de-la-transsexualite-de-la-categorie-affection-de-longue-duree-ald-23-affections-psychiatriques-de-longue-duree.html

[3] Lire
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_766400/projet-de-rapport-sur-la-prise-en-charge-du-transsexualisme-la-has-ouvre-une-consultation-publique
, et lire notre analyse et réponse ici :
http://pccsxb.net/dl/sts/text/2009-05-11_cp_rapport_HAS.txt

[4] Lire http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/090105_fr.asp

 

-- 
Support Transgenre Strasbourg
www.sts67.org

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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 17:26

Par Moby Dyke

compte-rendu de la

Marche pour la Liberté de Gaza

Samedi 23 janvier 2010 à 18h30

à la salle AGESA Le Cèdre, Jas de Bouffan 

 

Un an après les massacres de Gaza (1400 morts et 5000 blessés, civils pour la plupart), des milliers de militants pour la paix venus du monde entier se sont donné rendez-vous du 27 décembre au 2 janvier en Egypte pour protester contre le blocus qui étouffe un million et demi de Gazaouis depuis bientôt trois ans.

Une dizaine d’Aixois ont participé à ce mouvement. Quelques-uns, malgré la mauvaise volonté du gouvernement égyptien, ont pu entrer à Gaza.

Les télévisions françaises n’ont pratiquement pas parlé de cet événement, alors que les médias du monde entier étaient présents.

Raisons de plus pour venir discuter avec ces militants aixois qui nous exposeront leur expérience de terrain.

Le peuple palestinien ne doit pas être victime de la loi du silence !



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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 16:54

Par Moby Dyke

Merci à Francine pour sa traduction.


Los Angeles 21 décembre 2009

La Commission Internationale pour les droits humains gays et lesbiens (IGLHRC) et Lambda Legal travaillent avec le gouvernement népalais en vue de faire entrer des mesures de protection en faveur des personnes LGBTI dans la législation du pays. Jennifre C. Pizer, Coseillère juridique et directrice nationale du projet mariage à Lambda Legal, est rentrée cette semaine d'un voyage de quinze jours à Kathmandou, invitée par les législateurs népalais à assister le comité de huit membres nommé par le gouvernement pour étudier et préparer un texte. Ce coimté présentera ses recommandations au parlement népalais en 2010. C'est l'IGLHRC qui a organisé et financé le voyage de Pizer, poursuivant ainsi son aide technique à tous ceux qui aident les personnes LGBTI dans ce pays et en Asie en général.

"Le Nepal a pris une place de premier plan en ce qui concerne les droits LGBTI", selon Cary Alan Johnson, Directeur Exécutif de l'IGLHRC. " Nous saluons l'attitude ouverte et respectueuse  des législateurs népalais envers la communauté LGBTI et félicitons la société civile népalaise pour son soutien et sa réussite. Ces efforts doivent servir de modèle aux pays qui cherchent à développer ldes législations pour protéger les personnes LGBTI."

Avant l'arrêt de Cour Suprême en 2007 stipulant que le Parlement du Népal devait mettre fin à toute forme de discrimination envers la communauté LGBTI, les abus policiers n'étaient pas rares, avec notamment l'assassinat par un policier d'une meti (femme transgenre) en 2004.  Cet arrêt a amené à la création d'un comité comprenant des représentants des ministères de la justice, de la population et de l'environnement, mais aussi de la police nationale et de la Commission Nationale pour les Droits de l'Homme. Suivant la direction indiquée par la Cour Suprême, ce comité doit étudier de quelle façon d'autres pays ont assuré des droits pleins et entiers à leurs citoyens LGBTI (y compris le droit de se marier).

"C'est extrèmement encourageant de constater à quel point les responsables gouvernementaux qui forment ce comité s'impliquent dans la compréhension du vécu des personnes LGBTI, afin depermettre à cette minorité, et à d'autres groupes marginalisés l'accès à une citoyenneté pleine et entière, déclare Pizer. D'autres pays, à commencer par les Etats-Unis, seraient bien inspirés de suivre cet exemple. La décision de la Cour s'inscrit dans une prise de conscience croissante, au plan international, que la discrimination pour des motifs d'orientation sexuelle ou d'identité de genre cause de vrais dégâts dans la vie de personnes bien réelles. Cela tombe à point nommé, au moment où le Népal prépare une nouvelle constitution en vue d'assurer l'égalité à tous les citoyens népalais."
 
Sunil Pant, aujourd'hui membre du Parlement et de l'Assemblée constituante qui rédige le projet de Constitution, a fondé  le "le Blue Diamond Society" (association du diamant bleu) pour promouvoir l'autodéfense de la communauté LGBTI. C'est cette asso, avec trois autres groupes, qui a intenté une action judiciaire en 2007, qui a amené le gouvernement à reconnaître les droits civiques des personnes transgenre (ou du troisième genre), sans les obliger à choisir un genre plutôt qu'un autre, à promulguer une nouvelle loi contre la discrimination et les violences envers les communautés LGBTI, et à demander à l'état réparation pour les victimes de discrimination et de violences.

"La Cour a décrété que les personnes LGBTI sont "des personnes naturelles", et de ce fait que nous avons droit aux mêmes protections que tout le monde", déclare Pant? " Le plus extraordinaire, c'est que le Népal demeure par bien des côtés un pays très traditionnel et conservateur. Le mouvement en faveur des droits LGBTI n'en est qu'à ses débuts, mais la Cour Suprême et le gouvernement sont allés beaucoup plus loin que de nombreux pays occidentaux dotés depuis longtemps de mouvements pour les droits civiques. Il nous reste à affronter un certain nombre de problèmes, mais les progrès ont été énormes en peu de temps."

Pant espère organiser pour le comité un voyage dans des pays qui ont éliminer les conditions de genre pour le mariage, et qui garantissent la protection essentielle des couples LGBTI dans leur législation.

Le texte original de l'IGLHRC :



IGLHRC and Lambda Legal Consulting with Nepali Government on LGBTI Rights Protections

For Immediate Release:
Monday, December 21, 2009

Contacts:
Jason Pérez Howe
Senior Public Information Officer
Lambda Legal
213.382-7600 x247 
Mobile: 415.595.9245
jhowe@lambdalegal.org

Hossein Alizadeh
International Gay and Lesbian Human Rights Commission
212-430-6016
halizadeh@iglhrc.org

(Los Angeles, December 21, 2009) The International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) and Lambda Legal are working with Nepali government leaders as they explore how to include protections for lesbian, gay, bisexual, transgender and intersex (LGBTI) people in the country's laws. Jennifer C. Pizer, Senior Counsel and National Marriage Project Director for Lambda Legal, returned this week from two weeks in Kathmandu at the invitation of Nepali lawmakers to advise the government's eight-member study and drafting committee. The committee will present its recommendations to the Nepali Parliament in 2010. Pizer's trip was organized and sponsored by IGLHRC, and continues that organization's technical support of LGBTI advocates in the Himalayan nation and across Asia.

"Nepal has become a world leader in LGBTI rights," said Cary Alan Johnson, IGLHRC's Executive Director. "We commend Nepali lawmakers for their outreach to and consideration of the LGBTI community and we congratulate the civil society in Nepal on their advocacy and success. These efforts should be a model for nations seeking to develop legal protections for LGBTI people."

Prior to the 2007 Supreme Court ruling that directed Nepal's Parliament to end all forms of legal discrimination against the LGBTI community, police abuse was common, including the 2004 murder of a meti (transgender woman) by a police officer. Resulting from the ruling was a study and drafting committee which includes representatives of the ministries of law, population and environment, as well the National Commission on Human Rights and national police. According to the Supreme Court's direction, the committee will consider how other countries have extended full rights - including the right to marry - to their LGBTI citizens.

"It's extraordinarily encouraging that the senior government officials who make up this committee are so committed to educating themselves about the lives of LGBTI people and to extending full citizenship to this and other marginalized minority groups," said Pizer. "Other countries, including the United States, would do well to follow their example. The Court's decision is part of a growing international awareness that sexual orientation and gender identity discrimination causes real harm to real people. The timing, just as Nepal is drafting a new constitution and inspired to secure equality for all Nepali citizens, couldn't be better."

Activist Sunil Pant - now a member of Parliament and of the Constituent Assembly drafting the new constitution - founded the Blue Diamond Society to help the LGBTI community defend itself. The Blue Diamond Society and three other groups filed the successful 2007 lawsuit demanding the government recognize the civil rights of transgender (or "third gender") people without requiring them to affirm one gender identity instead of another; create a new law forbidding discrimination and violence against LGBTI communities; and require the state to make reparations to LGBTI victims of state violence and discrimination.

"The Court found that LGBTI people are 'natural persons' and that we deserve the same protections as everyone else," said Pant. "The extraordinary thing is that Nepal is in many ways still a very conservative, traditional country. The movement for LGBT rights is just beginning, but the Court and the government have thus far outpaced many western countries with long-established civil rights movements. We still face many problems, but we've made an enormous amount of progress in a short time."

Pant hopes to arrange for the study and drafting committee to travel to countries that have eliminated the different-gender requirement for marriage and that provide other essential legal protections to LGBTI people couples.


International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) is a leading international organization dedicated to advancing human rights for everyone, everywhere to end discrimination based on sexual orientation, gender identity, or gender expression. www.iglhrc.org

Lambda Legal is a national organization committed to achieving full recognition of the civil rights of lesbians, gay men, bisexuals, transgender people and those with HIV through impact litigation, education and public policy work.www.lambdalegal.org


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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 13:56

Par Moby Dyke

 

 

 

 

 

voeux 2010 1-copie-1

voeux 2010 2-copie-1

 


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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 15:19

Par Moby Dyke

Le réalisateur Sébastien Watel a le projet intéressant de réaliser un court-métrage d'animation poétique pour aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe à l'intention des enfants de CM1/CM2.

 

La bande annonce est visible sur le site Le baiser de la Lune

 

Le tournage doit être achevé vers mai/juin 2010, une souscription est en cours pour financer le film.

 

Le synopsis : 
Prisonnière d’un château de conte de fée, une chatte, « la vieille Agathe », est persuadée que l’on ne peut s’aimer, que comme les princes et princesses.

Mais cette vision étroite de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune,amoureuse du soleil : deux amours impossibles, pour « la vieille Agathe ».
Pourtant, en voyant ces couples s’aimer, librement et heureux, le regard de la chatte change et s’ouvre à celui des autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne enfin, la possibilité d’une rencontre…

 

 

Tous nos voeux de réussite à Sébastien et à son équipe !


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